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Fr/Dt) PRESS INFO: Morts par balle à Laayoune pour avoir voulu tenter de quitter le Maroc

Morts par balle à Laayoune pour avoir voulu tenter de quitter le Maroc
Maltraitances et refoulements massifs à Oujda

-Opération de ratissage à Oujda (Maroc)
The original in French is found here:
http://thecaravan.org/node/1305
http://www.thevoiceforum.org/node/542Deutsh)29. Jul 2007 ]
-Massive Repression gegen MigrantInnen in Oujda
http://no-racism.net/article/2216
http://thevoiceforum.org/node/545
English:
-Massive Repression against Migrants in Oujda - Morocco
http://thevoiceforum.org/node/546
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deutsch & french)
- AIR FRANCE: ABSCHIEBUNGEN OHNE GRENZEN?
http://thevoiceforum.org/node/543
- Massenvorladungen afrikanischer Flüchtlinge – Sammelabschiebungen zu erwarten?
http://www.thevoiceforum.org/node/539
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Morts par balle à Laayoune pour avoir voulu tenter de quitter le Maroc
Maltraitances et refoulements massifs à Oujda

Les dérives de la chasse aux migrants au nom de la protection des frontières de l'Europe

Près de deux ans après les dramatiques événements de Septembre-octobre 2005 où 11 personnes avaient été abattues par balle pour le simple fait de franchir les grillages qui les séparaient des deux enclaves de Ceuta et Mellila, deux personnes sont mortes la nuit du 30 au 31 Juillet 2007 sous les tirs des forces de l'ordre marocaines alors qu'elles tentaient de prendre la mer depuis les côtes de Laayoune dans le sud du Maroc. Deux autres personnes seraient grièvement blessées .

Quelques jours plus tôt, à Oujda, les forces de l'ordre marocaines, ont lancé une grande opération de ratissage contre des ressortissants de pays subsahariens (migrants et demandeurs d'asile) installés au campus de Oujda. Cette nouvelle opération d'envergure s'est soldée par l'arrestation de plus de 450 personnes.

Profitant des vacances scolaires et de l'absence des étudiants de l'université d'Oujda, les forces de l'ordre ont effectué une descente sur le campus très tôt le matin du 26 juillet 2007. Les témoignages recueillis auprès de certains migrants et demandeurs d'asile rescapés, et auprès des jeunes marocains du quartier avoisinant le campus, rapportent qu'environ vers 4h du matin, des policiers, militaires et forces auxiliaires ont encerclé les migrants, et ont commencé à les arrêter, maltraiter et matraquer violemment avec des ceintures et des bâtons en caoutchouc durci avant de les embarquer dans leurs fourgonnettes. Les personnes ayant réussi à fuir le campus vers la forêt avoisinante se sont retrouvées pourchassées par les forces de l'ordre, dont certaines étaient accompagnées de chiens. Les forces de l'ordre ont fait passer le camp au bulldozer et ont détruit, brûlé tout ce qu'il y avait. D'après certaines informations, un certain nombre de migrants arrêtés qui se trouvaient sur le campus avaient été précédemment interpellés à Laâyoune et refoulés jusqu'à Oujda et étaient déjà très affaiblies. Suite à cette opération, il y aurait plusieurs blessés.

Les ressortissants de pays subsahariens arrêtés ont été conduits, dans un premier temps, au commissariat de police de Oujda, où leurs téléphones ont été confisqués, avant d'être embarqués dans des fourgonnettes de police et conduits hors de la ville en direction de la frontière, à proximité de la zone de « Galla ». Parmi ces personnes refoulées, il y avait au moins six (6) femmes et deux (2) enfants dont l'un est âgé de 4 ans.

Oujda est devenu, depuis quelques années, un grand centre de détention à ciel ouvert, les migrants, demandeurs d'asile et réfugiés, y sont reconduits de toutes les régions et sont empêchés de rejoindre le reste du Maroc, au moyen de barrages militarisés et de campagnes de dissuasion auprès des transporteurs . Les procédures pourtant prévues par la loi marocaine n'y sont pas appliquées et les opérations de ratissage et d'arrestations y sont fréquentes. Les habitants de Oujda et les militants de la société civile qui se solidarisent des ressortissants subsahariens (migrants, demandeurs d'asile et réfugiés) subissent des intimidations de la part des autorités locales et sont empêchés de leur venir en aide.

Avec ces nouveaux morts par balles et ces expulsions collectives, les responsables Marocains affirment leur mépris face aux engagements internationaux qu'ils ont pourtant souscrit et ratifié, le Maroc s'inscrit de manière ostentatoire dans la politique de répression des flux migratoire voulue par l'Union européenne et l'applique avec excès de zèle.

Les organisations signataires, dénoncent ces agissements qui portent gravement atteinte à la dignité humaines pour le seul compte des Etats européens et exigent le renoncement à l'idéologie sécuritaire et répressive qui oriente aujourd'hui la gestion des flux migratoires, notamment au niveau des contrôles aux frontières, des restrictions à la liberté de circulation des personnes et de la criminalisation des migrations.

Nous avertissons les responsables de tout bords, quant aux risques qu'encourent les ressortissants subsahariens, notamment les femmes et enfants mineurs, au niveau des zones frontalières où ils sont reconduits.

Nous demandons que la mise en place d'une enquête approfondie, impartiale et publique du déroulement des faits à Laâyoune, ainsi que la libération des personnes arrêtées et la restitution de tous les biens qui leur ont été confisqués dans le commissariat de Oujda.

Premiers signataires :

ABCDS (Association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité), AFVIC (Association amis et familles des victimes de l'immigration clandestine), ARCOM (association des réfugiés et demandeurs d'asile congolais au Maroc), ATTAC-Maroc, Cimade, CMSM (Conseil des migrants subsahariens au Maroc), Fluechtlingsrat Hamburg (Conseil des réfugiés Hambourg), GADEM (groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants), Homme et environnement, RSF Maroc (Réfugiés sans frontière)

Todesschüsse in Laâyoune für den Versuch, Marokko zu verlassen

Misshandlungen und Massenabschiebungen in Oujda

Wohin die Jagd auf MigrantInnen im Namen des Schutzes der Grenzen Europas führt

Beinahe zwei Jahre nach den dramatischen Ereignissen vom September/Oktober 2005, als 11 Menschen niedergeschossen wurden für die einfache Tatsache, dass sie die Zäune überqueren wollten, die sie von den zwei Enklaven Ceuta und Melilla trennten, sind jetzt zwei Menschen gestorben in der Nacht vom 30. auf den 31. Juli 2007 unter den Schüssen der marokkanischen Ordnungskräfte, als sie versuchten, von der Küste von Laâyoune im Süden Marokkos aufs Meer zu gelangen. Zwei weitere Menschen wurden schwer verletzt.

Einige Tage vorher haben die marokkanischen Ordnungskräfte in Oujda eine große Razzia gestartet gegen Leute aus Ländern südlich der Sahara (MigrantInnen und Asylsuchende), die sich auf dem Campus von Oujda niedergelassen hatten. Diese neue umfangreiche Operation endete mit der Festnahme von mehr als 450 Personen.

Indem sie die Semesterferien und die Abwesenheit der StudentInnen ausnutzten, führten die Ordnungskräfte eine Razzia auf dem Campus durch, sehr früh am Morgen des 26. Juli 2007. Zeugenaussagen, die bei verschiedenen MigrantInnen und Asylsuchenden, die sich retten konnten, und bei jungen MarokkanerInnen des an den Campus angrenzenden Viertels gesammelt wurden, berichten, dass ungefähr gegen 4 Uhr morgens Polizei, Militär und Hilfskräfte die MigrantInnen eingekreist und begonnen haben, sie festzunehmen, zu misshandeln und brutal zu schlagen mit Gürteln und Gummiknüppeln, bevor sie sie in ihre Kleinbusse verfrachteten. Die Personen, die es schafften, vom Campus zu fliehen in Richtung des angrenzenden Waldes, wurden durch die Ordnungskräfte verfolgt, von denen einige von Hunden begleitet wurden. Die Ordnungskräfte ließen Bulldozer über das Camp fahren und zerstörten und verbrannten alles, was dort war. Nach gewissen Informationen wurde eine bestimmte Zahl von MigrantInnen festgenommen, die sich auf dem Campus befanden, nachdem sie vorher in Laayoune festgenommen und nach Oujda zurückgeschoben worden waren und deshalb sehr geschwächt waren. Infolge dieser Operation gab es mehrere Verletzte.

Die festgenommenen Subsahara-AfrikanerInnen wurden zunächst zum Polizeikommissariat von Oujda gebracht, wo ihre Mobiltelefone beschlagnahmt wurden, bevor sie in Polizeifahrzeuge geladen und nach außerhalb der Stadt in Richtung (algerische) Grenze gefahren wurden, in die Nähe der Zone von "Galla". Unter den abgeschobenen Personen waren mindestens sechs Frauen und zwei Kinder, von denen eins 4 Jahre alt ist.

Oujda ist seit einigen Jahren zu einem großen Internierungslager unter freiem Himmel geworden. Die MigrantInnen werden von allen Regionen dorthin zurückgebracht und daran gehindert, den Rest von Marokko wieder zu erreichen, mit Hilfe von militarisierten Straßensperren und Abschreckungskampagnen gegenüber Transporteuren. Die Verfahrensweisen, die vom marokkanischen Gesetz vorgesehen sind, werden dort nicht angewandt und Razzien und Festnahmen finden häufig statt. Die EinwohnerInnen von Oujda und die AktivistInnen der Zivilgesellschaft, die sich mit den Subsahara-AfrikanerInnen (MigrantInnen, Asylsuchenden und Flüchtlingen) solidarisieren, werden von den lokalen Behörden eingeschüchtert und daran gehindert, ihnen zu Hilfe zu kommen.

Mit diesen neuen Toten durch Schüsse und den Sammelabschiebungen machen die Verantwortlichen Marokkos ihre Verachtung gegenüber internationalen Verpflichtungen deutlich, die sie jedoch unterschrieben und ratifiziert haben. Marokko schließt sich in ostentativer Weise der Politik der Repression der Migrationsströme an, wie sie von der Europäischen Union beabsichtigt ist, und wendet sie mit Übereifer an.

Die unterzeichnenden Organisationen prangern diese Verhaltensweisen an, die einen schweren Angriff darstellen auf die Menschenwürde, einzig und allein zu Gunsten der europäischen Staaten, und fordern den Verzicht auf die Sicherheits- und Repressionsideologie, die heute den Umgang mit Migrationsströmen leitet, besonders auf der Ebene der Grenzkontrollen, der Beschränkungen der Bewegungsfreiheit von Menschen und der Kriminalisierung von Migration.

Wir warnen die Verantwortlichen auf beiden Seiten vor den Risiken, denen die Subsahara-AfrikanerInnen, besonders die Frauen und Minderjährigen, in den Grenzzonen, in die sie zurückgeschoben werden, unterworfen werden.

Wir fordern die Eröffnung einer tiefgreifenden, unparteiischen und öffentlichen Untersuchung der Geschehnisse in Laâyoune, ebenso wie die Freilassung der festgenommenen Personen und die Rückgabe all ihrer Habseligkeiten, die im Kommissariat von Oujda beschlagnahmt wurden.

Erstunterzeichner:

ABCDS (Association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité), AFVIC (Association amis et familles des victimes de l'immigration clandestine), ARCOM (association des réfugiés et demandeurs d'asile congolais au Maroc), ATTAC-Maroc, Cimade, CMSM (Conseil des migrants subsahariens au Maroc), Fluechtlingsrat Hamburg (Conseil des réfugiés Hambourg), GADEM (groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants), Homme et environnement, RSF Maroc (Réfugiés sans frontière)

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