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Dt./French) AIR FRANCE: ABSCHIEBUNGEN OHNE GRENZEN?

AIR FRANCE: ABSCHIEBUNGEN OHNE GRENZEN?

Am 30.Juli 2007 wird die Fluggesellschaft AIR FRANCE die Abschiebung eines Papierlosen, dessen Nationalität nicht geklärt ist, nach Benin durchführen. Nichts Besonderes, denn nach den offiziellen Zahlen werden 2/3 der jährlich stattfindenden 25.000 Abschiebungen mit Flügen von AIR FRANCE durchgeführt, was Erstaunen und Unbehagen der Passagiere und MitarbeiterInnen von AIR FRANCE hervorruft, manchmal auch ihren Widerstand. So wurden in den letzten Monaten mehrere Passagiere durch die Polizei mit Gewalt zum Verlassen des Flugzeugs gezwungen dafür, dass sie protestiert hatten gegen das Schauspiel gefesselter, geschlagener und gewürgter Abschüblinge in Flugzeugen der AIR FRANCE.

Man kann erstaunt sein, dass nach drei erfolglosen Abschiebeversuchen dieses Unglücklichen in ein Land, das nicht sein Herkunftsland ist, und nach der jüngsten Erklärung der Botschaft von Benin, die sich weigert, ihn als Staatsbürger anzuerkennen, die Durchführung dieser Abschiebung aufrechterhalten wird.
Aber dieser Flug von AIR FRANCE am 30.Juli hat noch eine andere Besonderheit: Er startet von Hamburg und die Abschiebung geschieht auf Anordnung der deutschen Regierung. Anders ausgedrückt: AIR FRANCE arbeitet bei Abschiebungen zusammen mit allen Ländern...

"AIR FRANCE, Abschieber ohne Grenzen", würde das der neue Werbeslogan der Fluggesellschaft? Jedenfalls muss man sehen, was die Argumentation der AIR FRANCE-Direktion bedeutet, die sich verpflichtet sieht, Abschiebungen durchzuführen, weil sie von französischen Behörden angeordnet und ausgeführt werden, das heißt, im Rahmen des Gesetzes seien. AIR FRANCE im Dienst der deutschen Behörden, um Unerwünschte abzuschieben .... das ist kein gutes Vorbild!
Es ist wirklich Zeit, dass die Direktion von AIR FRANCE ihre Politik ändert und darauf verzichtet, definitif und von allen Ländern aus, zusammen zu arbeiten bei Abschiebungen, die wahrhaftige Angriffe gegen das Gewissen des Personals und der Passagiere von AIR FRANCE sind.
Das RESF fordert erneut, dass diese barbarischen Praktiken aufhören und versichert dem Personal und den Passagieren der AIR FRANCE, die sich diesen verweigern, seine Solidarität.

Kontakt zu dieser Sache: Richard Moyon 06 12 17 63 81 / Jean Michel Delarbre 06 89
30 86 15

Es folgt die Liste der 192 Mitgliedsorganisationen oder Unterstützer von RESF.

Réseau Education Sans Frontières

Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org

Communiqué du 30 juillet 2007
AIR FRANCE : EXPULSIONS SANS FRONTIERES ?

Le 30 juillet prochain, la compagnie de transport aérien AIR FRANCE procèdera à l'expulsion d'un sans papier, dont la nationalité n'a pas pu être déterminée, vers le Bénin. Rien d'original puisque, selon des chiffres officiels, les 2/3 des 25 000
expulsions annuelles se feraient sur des vols AIR FRANCE, suscitant l'étonnement et le malaise des passagers et des équipages d'AIR FRANCE, parfois leur révolte. C'est ainsi que plusieurs passagers ont été ces derniers mois débarqués manu militari par la police des avions d'AIR FRANCE pour avoir protesté contre le spectacle d'expulsés ligotés, tabassés et étranglés en public sur les avions AIR FRANCE.

On peut s'étonner qu'après trois tentatives infructueuses pour expulser ce malheureux vers un pays qui n'est pas le sien et la déclaration récente de l'Ambassade du Bénin qui refuse de la reconnaître comme étant de nationalité béninoise, cette expulsion soit maintenue.

Mais ce vol AIR FRANCE du 30 juillet a pourtant une autre particularité : il est au départ de Hambourg et l'expulsion se fait à la demande du gouvernement allemand.
Autrement dit, AIR FRANCE collabore aux expulsions à partir de tous les pays.

« AIR FRANCE, expulseur sans frontières », serait-ce le nouveau slogan publicitaire de la compagnie ? Voilà en tout cas qui dit ce que vaut l'argumentation de la direction d'AIR FRANCE qui se prétend obligée de procéder aux expulsions parce qu'elles sont ordonnées par les autorités françaises et exécutées, dit-elle, dans le cadre de la loi. AIR FRANCE au service des autorités allemandes pour expulser des indésirables. ça ne fait pas très classe !

Il est temps, vraiment, que la direction d'AIR FRANCE change de politique et renonce, définitivement et à partir de tous les pays, à collaborer à des expulsions qui sont de véritables agressions contre la conscience des personnels et des passagers d'AIR FRANCE.

Le RESF demande à nouveau que ces pratiques barbares cessent et assure de sa solidarité les personnels et les passagers d'AIR FRANCE qui les refuseraient.

Contact sur ce dossier : Richard Moyon 06 12 17 63 81 / Jean Michel Delarbre 06 89
30 86 15

Rappel :

Les 192 organisations membres ou soutiens du « Réseau Education sans frontières »
(au 15.5.07) :

Mouvement associatif (local et national) :

ACER (association pour une citoyenneté européenne de résidence), ADN (Association pour la démocratie - Nice), ACT UP - Paris, Afrique Partenaires services, AITEC (Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs, Groupe contre la criminalisation des familles), AMF (Association des Marocains en France), AMHITI (réfugiés haïtiens en France), A.S.A.V. (Association pour l'Accueil des Voyageurs - 92), Association « En-Temps » (service des mineurs étrangers isolés), Association Française Janusz Korczak (AFJK), Association Intercapa Solidarité Etudiants Etrangers, Association Mosaique (Comité antiraciste de Choisy le Roi/Orly), Association Sar-Phirdem, Association des travailleurs maghrebins de France (ATMF), ASSOUEVAM (Association de soutien aux étrangers du Val de Marne), ATTAC-France, Ballon rouge (Aubagne), CADAC, CEDETIM, CIMADE (Service ocuménique d'entraide), Cinquième zone, Citoyens Unis pour Chatenay-Malabry, CLEJ (Club Laïc de l'Enfance Juive), CNAFAL, Collectif Cetace (Créteil), Comité de défense des droits des
sans-papiers (59), Comité de Résistance Social (travailleurs sociaux), Comités de
Soutien aux familles rroms du Val de Marne, Comité de soutien aux tsiganes du 93, Collectif Bellaciao, Collectif des sans papiers de Seine Saint-Denis (93), Collectif
des sans-papiers des Hauts de Seine (92), Collectif des sans-papiers kabyles de France (CSPK), Collectif National pour les Droits des Femmes, 3ème Collectif des sans-papiers de Paris, CRAN (Conseil représentatif des associations noires), Coordination nationale des sans-papiers, CVSF, DEI (Section française de Défense des Enfants international), Droit Au Logement,Ecole Emancipée, Emancipation, Ensemble Citoyens (Martigues), FASTI, Faut qu'on s'active ! (Boulogne sur mer), FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves de l'Ecole Publique), Femmes de la Terre, Fondation Copernic, GISTI, Groupement des retraités éducateurs sans frontières (GREF), Journal « A Contre Courant » politique et syndical (Mulhouse), ICEM Pédagogie Freinet, Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), La Voix de l'Enfant, Ligue de l'Enseignement, Ligue des Droits de l'Homme, Motivé-e-s (Toulouse), Mille Bâbords (Marseille), Mouvement pour une Alternative non-violente (MAN), MRAP, Ni putes, ni soumises, Observatoire des
Libertés Publiques, RAJFIRE (Réseau pour l'autonomie des femmes immigrées et réfugiées), Ras le Front, Réseaux citoyens de St-Etienne, RCTS (Réseau de travailleurs sociaux pour l'insertion des jeunes étrangers), Réseau Chrétiens Immigrés (RCI), Réseau Solidaire et Citoyen (RESOCI), SALAM (Soutenons, Aidons, Luttons, Agissons pour les Migrants et les pays en difficultés), Solida'mis (Reims), SOS Racisme, SUB TERRA a.s.b.l., Survie, Union Juive Française Pour la Paix (UJFP).

Mouvement syndical :

CGT (Union départementale Paris) - Confédération paysanne, CNT, FSE (Fédération Syndicale Etudiante), FERC-CGT, FIDL, FSU, Union Syndicale « Solidaires », MGM (Syndicat de la Médecine Générale), PAS 38 (Pour une Alternative syndicale - Isère), SAF (Syndicat des Avocats de France), SEDVP-FSU (Syndicat des Etablissements Départementaux de la Ville de Paris), SGEN-CFDT, SNES, SNUipp, SUD-Culture, SUD-Education, SUD-PTT, SUD Rail, SUD Santé-Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UDAS (Union des Alternatives Syndicales), UNL (Union Nationale Lycéens), UNSEN-CGT.

Collectifs RESF locaux (Régions) :

Aisne (02) / Collectif de défense des sans papiers, Aisne (02) / ASTI Saint-Quentin, Ardèche (07) / RESF, Ariège (09) / Resf, Aude (11) / Resf, Bas-Rhin (Strasbourg - 67) / Resf, Bouches du Rhône (13) / Resf, Cantal (15) / Collectif Ucij-Resf, Charente-Maritime (17) / Resf, Cher (18) / Resf, Doubs (25) / Resf, Eure (27) / Collectif de l'EURE de Soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et Jeunes majeurs Scolarisés sans papiers, Gironde (33) / Resf, Haute-Garonne (Toulouse - 31) / Resf, Haute-Loire (43) / Resf, Haute-Vienne (87) / Resf Limoges, Hérault (34) / Collectif «jeunes sans papiers», Ille et Vilaine (35) / Resf, Indre (36) / Resf, Indre et Loire (37) / Resf, Isère (38) / Riesf, Jura (39) / Resf, Landes (40) / Resf, Loire Atlantique (Nantes - 44) / Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, Loiret (45) / Collectif de Soutien aux Enfants de Sans-Papiers scolarisés - Resf Orléans, Loiret (45) / Resf Montargis - Gien - Briare, Lot et Garonne (47) / Resf, Lyon et région (01/42/69) / Resf, Maine et Loire (Angers - 49) / Resf, Marne (Châlons et Reims - 51) / Resf, Mayenne (53) / Resf, Meurthe et Moselle (Nancy 54) / Resf, Meuse (55) / Resf, Moselle (57) / Resf Metz et Sarreguemines), Nord - Pas de Calais (59 - 62) / Resf, Oise (60) / Solidarité Migrants, Oise (60) / Collectif Solidarité Migrants du Noyonnais, Pas de Calais (62) / Resf Arras - Lens, Puy de Dôme (63) / Resf, Pyrénées Atlantiques (64) / Resf, Pyrénées Orientales (66) / Resf, Saône et
Loire (71) / Resf, Sarthe (72) / Resf, Seine-Maritime (76) / Resf Le Havre et Rouen, Somme 80 / Resf, Tarn (81) / Resf, Vienne (86) / Resf, Yonne (89)/ Resf, Collectifs RESF locaux (Ile de France) :

Paris (75) / Resf, Paris centre (1ème - 2ème - 3ème et 4ème) / Resf, Paris 11ème / Groupe Education Sans Frontières Voltaire, Paris 10ème - 11ème - 20ème / Resf, Paris 10ème / Collectif CARESP Lycée Siegfried, Paris Sud (5ème- 6ème - 13ème - 14ème - 15ème) / Resf, Paris 12ème / Comité de soutien des enfants tchétchènes de l'école Baudelaire - Paris 12°, Paris 17ème -18ème / Resf, Paris 19ème / Resf, Collectif RESF (CARESP) Lycée Siegfried, Seine et Marne (77) / Resf 77, Yvelines (78) / Collectif lycée J. Vaucanson - Les Mureaux, Yvelines (78) / Resf 78, Essonne (91) / Resf 91, Essonne (91) / LP Gustave Eiffel Massy, Hauts de Seine Nord (92) / Resf Nanterre, Hauts de Seine Sud (92) / Resf Châtenay, Hauts de Seine / Lycée Jean Jaurès Châtenay-Malabry, Hauts de Seine / LP Florian Sceaux, Seine Saint-Denis (93) / Resf 93, Seine Saint-Denis (93) / Collectif du lycée Paul Eluard - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Suger - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Utrillo - Stains, Seine Saint-Denis (93) / Collectif lycée J. Feyder - Epinay, Seine Saint-Denis (93) / Resf Le Pré Saint-Gervais, Seine Saint-Denis (93) / Resf Montreuil, Seine Saint-Denis (93) / Collectif de défense des sans papiers Pantin, Seine Saint-Denis (93) / Resf Romainville, Val de Marne (94) / Resf Alfortville, Val de Marne (94) / Collectif Unitaire de Défense des Elèves, Etudiants et MA Etrangers (Ac. de Créteil), Val de Marne (94) / Collectif de défense des sans papiers de Villejuif, Val de Marne (94) / Collectif du lycée Apollinaire Thiais, Val de Marne (94) / JMSF (lycée J. Macé - Vitry), Val d'Oise (95) / Collectifs locaux Argenteuil, Sarcelles, Pontoise.

Soutiens :

Alternative citoyenne, Alternative Libertaire, JCR, Les Alternatifs, Les Verts, LCR, MJS (Mouvement des jeunes socialistes), OCL (Organisation Communiste Libertaire), OCML VP - Journal Partisan, PCF, PS (Fédération 93), PS (Fédération 78), UDB.

Details zu dem Flüchtling, der am 30.7.07 nach Benin abgeschoben werden soll (der erwähnte Eilantrag wurde inzwischen vom Gericht abgelehnt):

Herr M. ist nach eigener Angabe liberianischer Staatsangehöriger und wird als solcher auch in der Akte des Einwohner-Zentralamts geführt. Er hielt sich nach einem erfolglosen Asylantrag 2004/2005 bis November 2006 geduldet in Hamburg auf. Dann tauchte er für drei Monate unter und sitzt seit Ende Februar 2007 in Abschiebehaft.

Die Ausländerbehörde hält ihn aufgrund recht dünner Fakten (im wesentlichen: weil in seinem Handy zwei nigerianische Telefonnr. gefunden wurden und ein Dolmetscher seine Aussprache des Englischen anzweifelte) für einen Nigerianer. Abgeschoben werden soll er nun jedoch, wie am Telefon gesagt, nach Benin, also in ein völlig anderes Land.
Abschiebeversuche nach Liberia oder Nigeria kann ich der Akte nicht entnehmen; es wurde noch nicht einmal versucht, für Herrn M. die Ausstellung eines Passes oder eines Paßersatzpapiers durch die entsprechenden Botschaften zu erreichen.

Stattdessen wurde ein sog. EU-Standardreisedokument (vorl. Reisepapier, gültig nur für eine Ein- und Ausreise, gedacht eigentlich für Fälle, in denen die Paßbeschaffung scheitert, mithin also wenigstens versucht worden ist) ausgestellt - pikanterweise zunächst mit der Staatsangehörigkeit "vermutlich beninisch". Diese Falschbeurkundung ist mittlerweile auf meine Initiative hin korrigiert - jetzige Angabe: "Staatsangehörigkeit ungeklärt".

Dreh- und Angelpunkt der Versuche einer Abschiebung nach Benin ist aber ein weiteres
zweifelhaftes Dokument, nämlich die erwähnte "Übernahmeerklärung" aus Benin.

Dieses Papier hat sich die Ausländerbehörde direkt bei der Flughafenpolizei in Benin selbst "bestellt" per Brief vom Juli 2006 (was bereits eine Umgehung des einzuschlagenden diplomatischen Weges bedeutet - seit wann gestaltet die Ausländerbehörde Hamburg die Beziehungen zu Drittstaaten?). Von einem Kommissar Tokplonou bei der Flughafen-/Grenzpolizei Benin (Police de l'Air et des Frontieres)
kam dann ein lapidares Antwortschreiben, der Betreffende werde übernommen ("il sera pris en charge"). Dieses Schreiben hütet die Behörde wie ihren Augapfel - anläßlich einer Einsichtnahme in die Akte von Herrn M. durfte ich zwar ca. 30 sec einen Blick darauf werfen, das Papier, das separat verwahrt wird, aber weder selbst in der Hand halten noch eine Kopie erhalten. Ich kann nur vermuten, daß die Behörde eine nähere Überprüfung des Dokuments verhindern will.

Bislang jedenfalls haben sowohl das Verwaltungsgericht als auch das Oberverwaltungsgericht Hamburg die Behauptung der Ausländerbehörde, daß auf Grundlage dieses Papieres die Abschiebung eines Nicht-Beniners nach Benin möglich sei, durchgehen lassen. Dies, obwohl ich bereits seinerzeit nach telefonischem Kontakt mit der Botschaft von Benin darauf hingewiesen hatte, daß die Flughafenpolizei für die Ausstellung derartiger Erklärungen nicht zuständig ist und deshalb Zweifel an der tatsächlichen Übernahmebereitschaft Benins bestehen.

Mittlerweile haben sich diese Zweifel erhärtet - der Botschafter schrieb unter dem 13.4. an die Ausländerbehörde Hamburg, die Abschiebung von Herrn M. scheine, da kein Staatsbürger Benins, prinzipiell ausgeschlossen. Im übrigen sei es Sache der Botschaft, Reisepapiere für Benin auszustellen. Dieser Brief ist dem Landgericht Hamburg im Zuge eines Haftprüfungstermins vorgelegt worden. Dabei entschied das Gericht mit bemerkenswerter Rabulistik, aus dem Schreiben gehe nur hervor, daß die Botschaft Benins für die Ausstellung von Reisedokumenten für Benin zuständig sei; daß es daneben keine wirksamen Übernahmeerklärungen geben könne, folge aus dem Schreiben nicht. "Ausgeschlossen" heißt offenbar nicht "ausgeschlossen"...

Die Ausländerbehörde versucht weiter, Herrn M. aus der Haft heraus nach Benin abzuschieben. Drei frühere Versuche sind bereits gescheitert, weil Herr M. jeweils den Piloten bewegen konnte, ihn nicht mitzunehmen. Beim letzten Mal muß das recht drastische Ausmaße angenommen haben - nach dem polizeilichen Bericht hat Herr M. angedroht, sich mit seinem Gürtel zu strangulieren. Hintergrund ist offenbar seine wachsende Panik, in Benin buchstäblich zu stranden und dort entweder ohne Familie oder sonstige Kontakte und ohne Sprachkenntnisse unterzugehen oder - im schlimmeren Fall - als illegaler Einwanderer ohne Papiere inhaftiert zu werden.

Ein neuer Abschiebetermin ist nun für den 30.7.2007 angesetzt.

Ich hoffe, diesen noch verhindern zu können, und werde deshalb einen weiteren Eilantrag beim Verwaltungsgericht stellen - nicht zuletzt, weil der Botschafter von Benin, Herr Issa Kpara, mir gegenüber am Telefon heute sein Entsetzen über die Abläufe äußerte und ankündigte, sich nochmals dezidiert an die Behörde und an das Auswärtige Amt zu wenden und mitzuteilen, daß die Übernahmeerklärung nach seiner Überzeugung unwirksam ist. Sofern er dies wirklich tut und damit klarstellt, daß Benin keineswegs bereit ist, Herrn M. im Fall seiner Abschiebung aufzunehmen, wäre es ein Skandal, wenn das VG Hamburg diese Aussage ignoriert und die Abschiebung zuläßt.

Offenbar will sich hier aber die Stadt Hamburg mit aller Gewalt eines bislang geduldeten Ausländers entledigen - auf dubioser Grundlage und ohne sich um die Einhaltung rechtsstaatlicher Standards zu kümmern. Und die gerichtliche Kontrolle versagt - ich erinnere an das Zitat eines der befaßten Richter: "Wenn die Ausländerbehörde einen abschieben will, dann schieben die den auch ab." Heiko Habbe Rechtsanwalt

Anwalts- und Steuerbüro im Schanzenhof
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